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Jour 2 – 17h30, « Woman at War»

« Woman at War» de Benedikt Erlingsson. 2018, durée 101′

Halla, la cinquantaine mène une vie tranquille en Islande. Elle espère adopter une petite orpheline ukrainienne et pouvoir la voir grandir dans un monde préservé.
Mais la multinationale d’aluminium Rio Tinto va perturber cette utopie en voulant implanter ses infrastructures défigurant son pays. Pour protéger ce futur désiré, elle s’engage dans un combat contre les lignes électriques vitales à l’industrie dans les hautes Terres. Alors qu’elle prend de plus en plus de risque pour lutter contre cet impérialisme économique qui détruit l’environnement, elle apprend que sa demande d’adoption a abouti ce qui renforce ses convictions.

Exploitation de la nature et patriarcat, même origines ?

Quand les entreprises dictent la politique territoriale, quels sont les moyens d’actions disponibles pour protéger l’environnement ?
Dans Woman At War, Halla le personnage principal se bat pour le futur des prochaines générations dont la petite fille qu’elle va adopter.
A travers ce film qui oscille entre écoterrorisme et féminisme, se posent de nombreuses questions. Celle du militantisme, de la légalité et des moyens d’action et de la légitimité des pouvoirs.
Au-delà de ces questionnements, ressort le combat d’une femme contre une société patriarcale où le rapport à l’environnement s’est distendue face aux lois du marché.
Nous entendons souvent dire que la transition écologique se doit d’être humaniste et d’instaurer un rapport égalitaire entre femmes et hommes, le tout dans une vision inclusive de la Nature. L’écoféminisme est-il un moyen d’y parvenir ?